breee glagla

breee glagla
Plop
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Bon bon, arrêtez de vous plaindre... Je sais que j'ai été long pour poster cet article, mais en même temps ça me broutais les noix de l'écrire. Y'a tellement de choses à raconter, j'me sentais pas le courage. Heureusement que je suis un surhomme. Cet article, exceptionellement, ne sera pas dédié à ma semaine de cours, mais au weekend dernier que j'ai passé au Mans. Faut avouer qu'il était...euh...spécial, ce weekend. Riche en rebondissements, pas forcément les bienvenus.

Samedi. Il est six heures lorsque mon réveil sonne, je l'éteins d'un coup de poing. J'avais presque pas dormi cette nuit là, comme si me priver de sommeil allait me faire arriver plus vite au Mans. J'me lève, je déjeune, je me lave, tout le monde s'en tape... J'arrive à la gare quelques temps plus tard, largement en avance. Je lis un magazine à la librairie pour faire passer le temps en attendant que mon train arrive. Une vingtaine de minutes plus tard, j'embarque dans le train et m'installe à ma place, juste à côté d'une femme et de son gamin insupportable. Le train démarre, le gamin me balance ses voitures en plastique à la gueule.

Presque arrivé, je décide d'aller pisser dans les chiottes du train. Je verrouille la porte, je dégaine la bête et m'apprête à faire feu lorsque mon téléphone sonne... Romain. C'est quand même dingue, on a le chic pour s'appeler lorsque l'autre est aux toilettes. Je décroche en maintenant mon cerbère avec une seule main (c'est dur, vu sa taille), tandis que le train tangue dangereusement, exigeant de ma part des efforts surhumains pour viser le trou des chiottes.


« - Allôôô ?
- Ouais c'est Romain, pour dire qu'en fait j'dois promener le clébard et j'pourrais pas venir à la gare. D'ailleurs Paul sera pas là non plus, il vient de se lever »

Je vois, tout le monde me lâche, tant pis. Une fois arrivé à la gare du Mans, je décide de remonter à pied jusqu'à République, parce que ça me gonflait de prendre le tramway. Quand même, il fait froid dans c'te bourgade. En passant devant le crédit mutuel, j'envisage d'aller retirer de la thune, mais j'me tâte. Est-ce que j'y vais maintenant ? Ou bien plus tard ? Au moment où je décide d'entrer dans la banque, un type en sort en titubant, une canette de bière à la main. Il s'approche de moi en beuglant, si près que je peux sentir son haleine d'outre à vinasse:

« - T'es d'accord avec moi toi un hein ?!
- Euh, ouais, toujours.
- Faut investir dans les banques !
- J'en doute pas »

Le type se retourne en fixant la banque, et s'écrie

« - Crédit mut-mut ! Pfrlllt ! »

Puis il continue son chemin, en agressant une femme (« toi aussi, t'es d'accord avec moi ! ») et un papy (« est-ce qu'ils vendent de l'héroine à la pharmacie ? » Ce à quoi le papy répondit « vous feriez mieux de faire une bonne sieste »). Moi, ça me faisait vachement rire, pendant que je terminais de remonter la rue. Après quoi j'suis allé au monoprix acheter deux cocas blacks, puis me suis acheté un ticket de trawmay. Direction l'université, direction chez Romain. Une fois arrivé là-bas, je salue d'un câlin mon aimé compagnon, ainsi que son sale clébard, et finalement sa mère. J'monte dans sa chambre, je vais sur ogame (très important) et on fait leur fête à nos coca-blacks.

Quelques temps plus tard, on décide d'aller en ville. Une fois arrivé à République, vu qu'on a vachement de temps devant nous, on va à la gaufrerie pour s'acheter des paninis au chocolat. On attend trèèès longtemps, mais le résultat est à la hauteur de nos espérances. Délicieux panini. En sortant de la gaufrerie, on croise Chool, j'suis content parce que je l'ai pas vu depuis longtemps. J'lui fait un calin et on l'accompagne à la banque pour qu'elle retire sa carte bleue. Puis les autres arrivent, Virginie, Emilie, Paul, Burno, Max et sa basse, Yann et bambi.


Les autres ont faim, perso le panini m'a un peu calé, mais j'les suis quand même à Macdo. On mange dehors, en plein milieu de la place de la rep, comme au bon vieux temps. Après quoi je vais m'acheter de nouveau un coca black (on est accro ou on l'est pas), puis on se dirige vers le lycée pour la remise des diplômes. J'm'attendais à un truc plus officiel, plus organisé. En fait c'était un peu comme aller acheter son poulet sur le marché. Tu hurles, tu frappes, tu arrache ton diplôme, et tu repars en le tenant bien fort contre toi pour pas qu'on te le vole. J'ai revu plusieurs profs du coup, surtout monsieur Ordonnaud (L). Ensuite on a aussi vu Mr Gerbouin, qui nous a dit qu'on était changé, et qu'on était plus matures (nous dire ça à Virginie et moi, c'est quand même très très fort).

Après une brève visite du nouveau CDI, qui pour être sublime n'en sent pas moins le chacal, c'est de nouveau direction chez Romain... Une fois arrivé sur place, j'm'e rappelle d'un truc:


« Bordel de Dieu ! Le cadeau pour tes parents ! »

Du coup, après avoir dit à ses parents qu'on allait acheter des bombes chez « King-Kong », nous sommes allé à Auchan. Max était avec nous. J'ai acheté les chocolats, puis on est re-reparti chez Rominou... Une fois sur place, y'a aussi Paul qui nous a rejoint. On est allé sur ogame (sisi), puis on a prit une douche et on s'est changé... Cette idée de s'habiller classe, c'est quand même de la grosse connerie. Surtout quand on a pas de fringues classes. Comme on avait encore un peu de temps devant nous on a sorti le jokari de Romain et on a joué comme des glands dans la rue. Mon niveau à ce jeu est, je dois l'avouer, plutôt lamentable.

Puis, direction chez Emilie. On est arrivé presque une heure à la bourre, parce que Romain sait pas lire un GPS. Alors qu'on arrivait aux abords du moulin de Crampaux, survint le premier drame du weekend... (tatatataaaam). J'avais dit à mes parents que j'montais avec les parents de Romain, parce qu'ils m'auraient pas laissé monter avec quelqu'un qui avait le permis que depuis une semaine. Sauf que, je ne sais comment, ils ont appris que je les avait enroulé, et ils m'ont appelé pour m'engueuler. En gros ils m'ont dit que soit j'allais chez un psy pour mythomanie, soit le MacDo du Mans ne serait bientôt plus qu'un lointain souvenir. J'étais très énervé, j'ai tapé comme une brute dans la porte du studio où la soirée avait lieu... Romain m'est passé devant pour ouvrir.


Il fait sombre. Puis tout d'un coup la lumière emplie la pièce, et toute la bande de cons sort de derrière le canapé en beuglant joyeux anniversaire. J'imagine que j'avais un grand sourire niais sur le visage, parce que j'étais super-méga content, en plus d'être très surpris. Après j'ai dit bonjour à tout le monde, y'en avait que j'avais pas vu depuis très longtemps, j'étais super heureux. Emilie m'a annoncé que mes parents avait appelé chez elle pour prévenir de pas boire de jus d'orange parce que y'avait du mazout dedans. Mon Dieu mais... mon Dieu les pauvres tarés. Du coup comme j'étais en rogne je leur ai envoyé un délicat texto « Ahah j'vais boire plein de jus d'orange avec l'espoir d'en crever, tout plutôt que de rentrer chez vous ».

Bref, par la suite on a préparé la surprise pour Virginie. Emilie l'a emmenée avec elle en prétextant je sais plus trop quoi, histoire de l'éloigner pendant qu'on installait la banderole et tout. Ensuite même topo, lumières éteintes, on chante tous joyeux anniversaire Virginie, elle semble émue. Ensuite j'ai un peu de mal à me souvenir ce qu'il s'est passé, donc je vais raconter les flashs qui me reviennent dans le désordre.

Y'a eu le repas, et surtout y'a eu les cadeaux. Franchement je ne m'attendais pas à recevoir quoi que ce soit, vu que j'étais persuadé que c'était la soirée de Virginie. Et pourtant ! J'ai eu une superbe pédale de disto (orange même), et un porte-clé. Les cartes étaient vachement sympa aussi, bien que l'une d'elle semblait douter de mon pouvoir de séduction. Bref. Virginie elle, elle à eu une balance, des chaussures, une horloge... Et même qu'elle pleurait après. C'était trop mignon. Après cela, et devant l'insistance de Maxime, on a branché ma pédale sur l'ampli pour que je joue comme une grosse brute. J'ai bien kiffé, et Max aussi vu qu'il a joué juste derrière.


Après on a mit la musique. J'ai dansé un peu, j'suis allé fumer dehors, et j'ai bu aussi. Peu être un peu trop. J'me souviens de l'absinthe qu'on a voulu se boire cul-sec avec Max. C'était tellement immonde que j'ai tout recraché sur le carrelage. J'me souviens que j'ai enchaîné avec la vodka juste derrière. J'ai aussi le vague souvenir d'avoir couru partout en étant bourré (comme d'hab), et il paraît que j'ai beaucoup fait rire une amie de Virginie (Marie j'crois). Au bout d'un moment, après être allé dansé quelques minutes en titubant, j'ai décidé d'aller appeler des potes de fac. J'ai appelé Grégoire en premier mais j'suis tombé sur son répondeur et j'ai laissé un message. Il m'a apprit cette semaine qu'il était en train de nicker pendant que son téléphone disait le message, et que son copain a demandé « mais c'est qui le con qui appelle à cette heure-ci ?! ». Ensuite j'ai appelé Aurianne qui était en boîte, et Eloïse.

J'aurais bien aimé appeler Marion aussi, sauf que voilà. Alors que je me dirigeais gaiement vers la porte pour retourner danser, William derrière moi, j'ai commencé à me sentir vaguement mal. « Tu veux qu'on aille aux toilettes ? » me demanda William. Oui, répondis-je juste avant de gerber sur la piste de danse. J'suis ensuite allé au toilette, j'ai re-gerbé, puis suis allé m'allonger sur un matelas parce que j'me sentais toujours aussi mal. Y'avait plusieurs personnes avec moi, Yann, Romain, Max. À un moment j'ai gerbé sur la moquette, plein de remords parce que j'savais que fallait y faire gaffe, à la moquette. Max m'a amené un sac des galeries Lafayette en me disant « quand j'reviens je veux qu'il soit rempli ». Bon, je l'ai pas rempli, mais j'lui ai quand même bien fait sa fête, au sac des 3J. Je sais que je pleurais aussi, mais j'sais pas pourquoi. Enfin bref, on va pas s'attarder là-dessus, hein.

Après j'me suis évanoui. Certains auraient sans doute appelé ça « s'endormir » mais c'était vachement plus brutal. Quand j'me suis réveillé le matin, j'ai entendu des ronflements atroces. Du genre pelleteuse avec un moteur diésel. Je sais pas qui c'était, mais à un moment j'ai sifflé et ça s'est arrêté. Bon, c'est reparti dix minutes après... C'était soit Quentin soit Jeremy de toute façon, j'en suis sûr. Les vermines. Après discussions et autres petits-déjeuners, nous sommes allé sur le terrain de basket pour les jeux mongolympiques. J'étais en équipe avec Virginie, on faisait les siamois mongoliens. Inutile de préciser qu'on a pas touché une balle, mais on est quand même arrivé seconds à la course de mongoliens.


Puis, le second drame. Mon père qui m'appelle. Soit disant ma mère a fait un malaise la veille. Soit je rentre l'après-midi soit ils appellent les flics pour qu'ils viennent me chercher. LOL quoi. J'leur dit que je les hais, il dit lui aussi. Je raccroche, je balance mon téléphone par terre, puis je vais avec les autres. D'ailleurs c'était assez stressant, parce que tout le monde me regardait mais personne disait rien (ou « comment pourrir l'ambiance »). Virginie m'a fait un gros calin, ça m'a fait plaisir. Après je suis retourné sur mes pas pour ramasser mon téléphone, mais Arnaud était déjà allé le chercher entre temps, du coup j'avais l'air un peu con à chercher un téléphone inexistant. J'ai rappelé, j'me suis excusé, on va pas en parler trois pages...

Y'a plein de gens qui sont partis, ensuite. Y'en a que j'allais pas revoir avant longtemps, du coup j'étais triste pendant que j'leur faisait des calins d'adieux. On a aidé un peu à ranger, on a mangé, toussa, on a discuté, on a joué de la guitare, on a fumé... Puis à un moment, il a bien fallu dire au revoir... Emilie, je la revoyais le lendemain donc j'étais moins triste, mais y'en a d'autres, genre Karine, que j'allais pas revoir de si tôt. J'ai embarqué avec Yann, Virginie et Max, Romain au volant. Karine voulait faire la course avec Romain, mais ce dernier est parti précipitemment, histoire d'être sûr de gagner, si bien que Karine a pas pu suivre vu qu'elle devait d'abord voir un truc avec Emilie. On était crevé, Max dormait à moitié, moi j'disais rien. On a d'abord déposé Yann, puis on a raccompagné Virginie chez elle.


Comme on avait un peu de temps devant nous, on est allé dans le parc près de chez elle. Y'avait des gamins qui arrêtaient pas de paumer leur ballon. À chaque fois, quand j'leur renvoyais, j'essayais d'en dégommer un. Sales mômes. On a parlé, on a fait de la balançoire... Y'a Fabien qui est venu récupérer son blouson, puis de nouveaux des au revoirs. Gros calin. On a redéposé Max, puis on est parti vers chez Romain. On devait aller chez François, à l'origine, mais on était trop morts donc on est rentré direct. Alors que j'expliquai ma situation d'exil politique aux parents de Romain, sa mère me proposait plein d'excuses bidons pour essayer de le sortir de là. C'était sympa, mais hélas voué à l'échec.

« Ou alors je les appelle, je dis qu'en fait on vous suivait mais que vous étiez pas au courant. Ou même qu'en fait on était dans la voiture mais cachés, ou alors que... »

On est ensuite allé glander sur internet, échafaudant des plans pour la soirée...

On devait réaliser un petit film, dont nous étions bien entendu les héros. Le tournage était prévu pour après le repas. Le dîner consistait en une délicieuse pizza concotée par la mère de Romain, des ananas et de la glace, c'était super bon (même si après, j'avai du mal à faire un pas devant l'autre). Même que les parents de Romain, pour mon anniv' / Halloween m'avaient acheté deux personnages en chocolat/ pâte d'amande, c'tait vachement sympa de leur part. Une fois de retour dans la chambre de Romain, alors qu'on s'apprêtait à tourner le film, on se souvint d'un truc...


« Y'avait pas de l'anglais à traduire pour la roukmoute ? »

Ah oui. Merde. Trois pages et demie d'anglais à traduire. On l'appelle et on lui traduit sa merde au téléphone, en plus on captait rien au texte. Virginie au téléphone c'était un peu comme un zombie, elle ne montrait aucun signe de vie, et même elle a trouvé le moyen de nous engueuler (« Ah si ça avait été fait plus tôt... » ou « mais ça veut rien dire »). Du coup a 23h30 quand on avait terminé, ben on avait un peu la flemme de faire autre chose... On a donc tourné le tout début du film.

Juste le temps de laisser tomber accidentellement le hamster du haut d'une étagère, puis on en a eu marre. On a regardé dix minutes de scary movie, puis on s'est endormi comme des masses sans même se dire bonne nuit.

Le lendemain matin, la fac. C'était bien chiant, j'ai dessiné pendant les trois heures des caricatures de gens. Le midi on est allé manger au RU, et j'ai réussi à passer avec trois repas sans en payer aucun, j'étais plutôt fier de moi. Après quoi on a accompagné Max chercher du tabac, puis j'ai dit au revoir à Paul, Emilie, et Margaux parce que j'allais pas les revoir. Je hais les adieux. Sur le chemin de l'amphi on avait lieu le cours de droit je-sais-plus-quoi, j'ai fumé un peu à la pipe de Max. Putain, j'avais la tête qui tournait après ça. J'suis parti en plein milieu du cours avec Max et Romain qui me raccompagnaient à la gare. François leur a envoyé un texto « ahaha vous aller être nické pour le TD ». Romain lui a demandé de prendre les feuilles, mais François à pas voulu, et a commencé à se lancer dans une longue séance de moralisation, on aurait dit Dieu qui s'adressait à de pauvres mortels insouciants... Bref.


Dans le trawmay, j'ai commencé à me sentir mal. Y'avait des tas de parfums dégueulasses, et les deux mongoliens qui arrêtaient pas de parler de bouffe. Une fois devant la gare, j'ai commencé à emettre l'hypothèse d'aller me faire vomir aux chiottes... J'ai pas eu le temps. J'ai gerbé deux énormes quiches sur les murs de la gare, alors que Max et Romain éclataient d'un rire peu charitable. Bordel, mes godasses. Pour le coup j'me sentais beaucoup mieux, Romain a prit plusieurs photos de mon vomi qui, il faut l'avouer, battait tous les records. Puis on s'est tapé plusieurs fous rires tandis que des gens glissaient dessus comme des merdes (y'en a même un qui s'est rattrapé avec les mains gnahahaha)

On a mangé un morceau, puis j'ai prit le train
J'appréhendais un peu le retour chez moi


(Photo à venir)

# Posté le mardi 28 octobre 2008 05:09

Modifié le mardi 28 octobre 2008 05:24

Deuxième approche.

Deuxième approche.

Hola, hola, braves gens
Voici les news du samedi,
En direct de ma vie de merde.
Enjoy.

Mercredi

Bon ben voilà. Une nouvelle semaine de cours s'est écoulée, totalement différente de la première, et pourtant tout aussi riche en émotions (dont je me serais parfois bien passé). Tout commença le mercredi à onze heure avec le cours d'oral, que je vais, à mon avis, vite apprendre a détester. Un truc où l'on parle devant soixante personne et où on va au tableau, c'est assez traumatisant. Bref. J'étais à côté d'Arthur (le méga-chevelu tabacophile qui joue de la gratte depuis onze ans) et juste derrière Eloïse et Marion. Le cours s'est déroulé parfaitement normalement, si ce n'est que durant un quart d'heure j'ai été au téléphone (j'vous laisse deviner avec qui). Elle capte rien cette prof, c'est magnifique.

Bon. Ensuite j'avais cinq heures de trou, vu qu'un prof était absent ( de toute façon même s'il avait été là j'y serais pas allé). Du coup j'suis allé à la bibliothèque pour travailler, bien que cette idée me répugne au plus haut point. Au bout de presque deux heures, ça commençait à me brouter le haricot, et vu que mes potes de fac étaient soit rentrés chez eux, soit pas encore arrivés, j'ai décidé d'aller au virgin des champs pour lire des mangas, Sur le chemin du métro j'me suis fait cette remarque:


« 'Tain il m'arrive rien d'intéressant, j'vais raconter quoi sur mon blog samedi... »

Il faut croire que le bon Dieu m'a entendu. Ou plutôt Satan, parce que les minutes qui allaient suivre furent diaboliquement intenses... J'suis sorti du métro à Charles de Gaulle, pour remonter les champs jusqu'au Virgin. Au bout d'un petit moment, dans les couloirs du métro, je croise un type marchant en sens inverse: plutôt grand, baraque, les yeux rouges et défoncés par je ne sais quelle substance illicite. Le mec me dévisage et s'adosse à un mur sans me quitter des yeux. J'avance pour prendre l'escalator, il fait demi-tour et m'emboîte le pas... Là j'me dis:

« Allez mon gars, tu sais que t'es complètement parano, ce pauvre type c'est juste gourré de chemin... »

Ou pas. Je marche, je marche et il me suit encore, toujours en me fixant. Au bout d'un moment j'arrive à une intersection. À gauche de grands escaliers, à droite un couloir. C'est la première fois que j'emprûnte ce chemin et je ne connaîs pas encore la bonne sortie, je vais donc à droite. Le gars en fait de même. Bon, c'est peut-être tout simplement son chemin aussi, stay zen... Sauf qu'au bout de quelques mètres, me rendant compte que je me suis trompé de chemin, je reviens sur mes pas pour emprûnter les grands escaliers. Oh, tiens donc, le type aussi s'était gourré. Quel étrange hasard. Je commence donc à grimper les escaliers, le mec toujours derrière moi, je suis désormais presque sûr qu'il en a après moi... Tout à coup, le voilà qui me double et monte les escaliers en courant ! Là j'me dis:

« Soit je me faisais des idées et il s'est barré, soit c'est une ruse. J'suis sûr que c'est un piège. »

Pour être sûr, je m'arrête en plein milieu des escaliers et attends quelques secondes. Si le gars n'en a pas après moi, ça lui laisse le temps de s'éloigner. Finalement, je continue de grimper les marches... Arrivé au sommet, je pousse une petite porte métallique (qu'est ce qu'elle fout là, aussi), et qui vois-je de l'autre côté, adossé à un mur et me fixant de ses yeux explosés ? Ouais, le gars. Bon, je n'ai pas paniqué parce qu'il y avait plein de monde autour, je savais qu'il ne pouvait rien me faire, mais je commençais quand même à me poser des questions. Je continuai à marcher, en me retournant discrètement de temps en temps pour constater qu'il ne me lâchait pas d'un poil. J'arrivai alors à une nouvelle intersection (putain de station pleine de couloirs)... Je m'arrête une dizaine de secondes en faisant mine de chercher mon chemin. Le gars en fait de même. Je fais style je vais à droite, et change au dernier moment pour aller à gauche, ainsi fait le type.

Je continue de marcher puis m'arrête brusquement. Il y a plein de gens autour, je ne risque rien, et il faut que je sache. Je m'apprêtai à lui demander pourquoi il me suivait, mais la vue de sa tête de cinglé me fit irrémédiablement changer d'avis. Je me retourne et sors de la station de métro, enfin. Le gars sort aussi. Il me fallait un plan pour m'en débarasser, sinon j'en avais pour la journée.

Réfléchit... Réfléchit, cerveau en éruption ! Comme dirait l'autre. Au lieu de prendre la direction du virgin, je suis allé vers l'exact opposé. J'ai emprûnté un passage clouté, le psychopathe aussi. C'est alors que j'avisai un bâtiment inconnu, mais suffisemment important pour être cerclé d'un lourd grillage et gardé par deux policiers. Yeah. Je m'adosse au grillage, à même pas un mètre des flics qui me lancent un regard soupçonneux. Je sors mon portable et fait mine d'envoyer un texto. Le gars arrive, il me fixe, il fixe les policiers, je peux pas m'empêcher de sourire en écrivant mon texto imaginaire. Et là, seulement là, j'ai commencé à avoir le coeur qui battait plus vite. Et si le gars ne bougeait pas ? Et s'il se posait sur un banc pour m'attendre ? Mais non, c'était un sale lâche, et il a continué son chemin sans plus me jeter un regard.

Ce n'était cependant pas tout à fait terminé. J'étais certain qu'il m'attendait plus loin, derrière un arbre ou un mur, à l'abri du regard torve des policiers. Mais c'était sans compter qu'a la sortie du métro, j'avais fait exprès de ne pas aller vers le Virgin... Du coup, une fois le mec loin, je suis retourné sur mes pas, et ce pauvre type il a du attendre loooongtemps avant de comprendre que je l'avais enculé comme une merde qu'il était. J'étais fier de moi.

Finalement, j'ai pu aller lire mon manga. Jamais manga ne me paru aussi bon. Puis une heure plus tard, retour à la fac, cours de lexico chiant au possible, avant de rentrer chez moi. Là, je raconte à mes parents ce qui m'est arrivé, première réaction de ma mère:


« - Ouais mais il a du te prendre pour un drogué
- J'ai une tête de drogué moi ?
- Ouais, parfois.
- Je vois, merci »

Puis plus tard:

« - Nan en fait il t'a sûrement plus prit pour un dealer
- Ah, ça aussi ? »



Jeudi

Bon, jeudi ne fut pas la journée la plus palpitante. Je me suis levé complètement crevé, à 6h30. Mon premier cours de la journée était celui d'anglais et c'était atrocement chiant... L'autre sri-lankaise à tellement un accent pourri que je ne capte parfois pas un mot de ce qu'elle dit. Bref, passons. Vint ensuite le cours de thème et rédaction, j'étais deux rangs derrière la superbe fille de jeudi dernier, j'ai donc pas pu lui parler et ça m'a vachement désolé.

Avec Grégoire on était encore au fond de la salle, on entendait rien, et le cours était pas vraiment palpitant. Au bout d'une heure on est sorti de la salle pour aller s'acheter à bouffer au ditributeur, sur le chemin j'ai parlé un peu à Mathieu, et puis on est retourné en cours en mangeant. La prof n'a absolument rien capté, c'était mythique. Finalement on est parti dix minutes en avance parce qu'on croyait que le cours était fini (alors qu'en fait non)

J'étais dispensé du cours suivant, et aussi du cours d'après parce que je n'avais fait qu'une seule faute à la dictée de la semaine précédente. Comme Grégoire était dispensé aussi, on est allé au Mcdo des champs pour manger bien gras. Bien sûr, connaissant ma chance légendaire, on est tombé sur la seule queue où les gens étaient tous boulimiques et prenaient chacun huit bigmacs. On est donc resté très longtemps avait de pouvoir enfin commander. Finalement on est allé aux deuxième étage, grégoire avait son Pc mais la connexion wifi ne marchait pas. Juste à côté de nous, y'avait une famille d'américain en train d'ingurgiter un repas si énorme qu'il me faudrait trois semaines pour en venir à bout, hallucinant.

Puis j'suis retourné en cours d'oral, j'étais avec Eloïse et Marion au fond de la salle. On a apprit à dire « qu'est ce que c'est ? » « Es-ce que c'est une table/fenêtre/stylo/soutien-gorge ?» » « Oui c'est une chaise/tableau/porte/couloir », et on a passé une heure et demi à répeter ces phrases pour s'entraîner. On a aussi apprit à lire les numéros de téléphone, en prenant l'exemple d'un mec qui s'appelle « Bruno Dupont ». J'ai essayé de lui téléphoner, mais son numéro n'existait pas. Ballot.

Finalement, comme le prof du cours suivant était encore au Japon, on est allé dans un bar pas loin de la fac. Je tiens d'ailleurs à protester contre le prix des boissons dans le XVIème. 4¤50 le demi-pêche, c'est du vol, et j'envisage sèrieusement de foutre le feu à ce café miteux. Voilà. Comme je n'ai rien d'autre à raconter sur ma journée, je vais faire un petit tour du côté des boulets dont je vous ai parlé la semaine dernière...

« Cheveux-bleus » dîte « le caméléon ». Grégoire m'a raconté des trucs sur elle. Apparement, elle aurait « peur des bites » (ce qui coïncide avec la thèse comme quoi elle est lesbienne) et, encore pire, se serait fait ses piercings elle-même. Je cite:

« Tu prends un glaçon, tu le met un quart d'heure sur ta lèvre, après t'enfonces une épingle et tu remues pour agrandir le trou, et ensuite tu mets le piercing. »

Gngngn. La grosse psychopathe. Quand à « ça m'intrigue », lui, il se prend pour un larbin. Non seulement il ramasse les gommes des autres pour en retirer les copeaux, mais voilà qu'il se dévoue de lui-même pour aller jeter les papiers des gens à la poubelle. C'est quand même grave. Avec Grégoire on envisage d'aller lui faire chercher un steack-frites, des popcorns, du coca et un paquet de chewing-gum au prochain cours. Et s'il oublie quelque chose, on le fouette pour le punir. Hiarhiarhiar.

À part ça y'a un mec qui ressemble à Marilyn Manson. À chaque fois que j'passe devant lui je chante...


« Sweet dreams are made of this
'n who am I to disagree... »


Mais il n'a pas pigé l'allusion, je crois.


Vendredi

Bon, vendredi il m'est tout de même arrivé pas mal de trucs, que je m'en vais vous raconter avec joie. Premier cours: Kana et Kanjis, c'était pas vraiment passionant (voir mortellement chiant), mais il faut tout de même souligner que j'étais à côté d'un grand-père d'environ soixante-dix ans, qui a partagé son livre avec moi vu que j'avais eu la flemme de prendre le mien. Il était gentil, il me posait des questions et arrêtait pas de dire « rolalah c'est compliqué quand même ». J'sais pas ce qui peut motiver quelqu'un de cette âge pour apprendre une langue étrangère, et surtout une langue asiatique. Enfin bon ! Ça rajoute de la diversité. Après les gothiques, les moches, les bourges et les no-lifes, voici les retraîtés.

Après ça, vu que j'avais cinq heures de trou j'ai décidé d'aller manger chez ma soeur qui n'habite pas très loin. À la sortie de la fac, y'avait des gars qui distribuaient du « burn », une boisson énergisante à la taurine. J'en ai bu une, c'est vachement bon, bref. Y'avait un mec, un noir en habits traditionnels africains, qui voulait pas prendre la canette qu'une fille lui tendait. La pauvre fille essayait de lui expliquer:


« - Mais m'sieur, c'est plein de vitamines
- OULAGAWADA NANANA !
- Mais non y'a juste des vitamines et, regardez..
- OUUUUH !
- Des vitamines et de la Taurine, m'sieur...
- OUGAWA aaah bon ? Ah j'veux bien, merci. »

J'étais explosé de rire et mon burn est à moitié sorti par le nez. Très désagréable, ça.

Vers 14h30 j'étais de retour sur la fac, et j'avais encore une heure à poireauter avant le cours suivant. J'suis donc allé devant la salle où avait cours Grégoire pour l'attendre. Il est sorti au bout de dix minutes (une demi-heure avant la fin de son cours) avec l'air de quelqu'un au bord du suicide. Ouais, c'est vrai qu'ils sont chiants les cours de Mademoiselle Suzuki. On est allé dans l'amphi de notre cours suivant, qui était dégueulasse à cause des connards en gestion-éco-finance de la fac de Dauphine. Je les hais ces gars, j'vous expliquerais pourquoi après. Bref, on a rejoint une fille (qui ressemble beaucoup à Fanny) et un autre gars, on a causé un peu, machin toussa... Bref.

À un moment, Grégoire était parti téléphoner, et moi je m'emmerdais, alors je me suis dit « tiens je vais m'appeler tout seul ». J'ai composé mon numéro, avec un air niais sur le visage, et quelle ne fut pas ma surprise d'entendre une tonalité ! Au bout d'un moment, le téléphone décroche et j'entends une voix de fille (genre grosse cruche) qui gueule:


« Oui allôôô hihihihihi ? »

J'ai eu très peur. J'ai fixé mon portable en murmurant des prières contre la sorcellerie, avant de me rendre compte que je m'étais gourré de numéro. Ouais, je doit être le seul type capable de se gourrer lorsqu'il compose son propre numéro. La honte. Finalement, notre très aimé professeur « Vieillard-B. », le plus chiant de toute la fac, est arrivé. Grégoire aussi, et Eloïse aussi qui m'avait demandé de lui garder une place. Elle avait amené son jungle speed, au cas ou le cours serait vraiment trop une torture. Finalement on a pas joué, ce sera pour la prochaine fois (en plus je suis une merde à ce jeu). Pendant le cours, j'ai eu un peu Max au téléphone:

« La j'vais dans un magasin de bourges pour foutre la honte aux autres » Qu'il disait. C'était rigolo

Ah tiens, j'ai oublié de préciser un point crucial: Avant de rentrer en cours j'avais chopé deux autres « burn » (non non, la boisson) parce que j'trouvais ça bon, et aussi parce que c'était gratuit. Du coup j'avais bu trois boissons ultra-énergisantes en une heure. Forcément j'ai eu la méga-pêche pendant un moment, mais ensuite j'ai eu le contrecoup, j'étais complètement crevé. Bon, ça c'est pas le plus grave, le plus grave c'est que je ne voyais plus rien. J'sais pas ce qui ne m'a pas convenu dans le burn, mais pendant une heure j'ai eu la vue complètement troublée, j'arrivais plus à lire au tableau et j'voyais plus rien sur ma gauche. C'était quand même assez flippant.

Morale: trop taper dans les burn, ça fait mal.

Brefons. Tout à l'heure je vous parlait des étudiants de Dauphine, il est temps de vous expliquer pourquoi je les hais. Remettons tout d'abord dans le contexte: Ma fac, l'inalco, ne possède pas ses propres locaux. Elle loue les locaux d'autres facs, et notamment de la prestigieuse fac de Dauphine, réputée pour ses filières en éco-gestion-finance. Sauf qu'on est traîté comme les dernières sous-bouses de l'humanité. Nos salles sont minuscules, sans tables, mal nettoyées, on a pas le droit d'utiliser les ordinateurs de leurs B.U, et c'est limite s'ils ne nous crache pas dessus lorsqu'ils nous voient. Ouais parce qu'à Dauphine, ce sont des gros bourges de mes couilles. Sale vermine.

Voilà, c'était la minute de la haine. D'ailleurs après le cours de structure, on est allé aux chiottes avec grégoire et Eloïse, mais comme celles de l'inalco sont dégeulasses ont est allé dans celles de Dauphine. Du coup sur le chemin pour pas se faire repérer on a prit une démarche vachement hautaine et on a parlé de nos « polo ralph lauren que j'ai commandé » et de ces « sales petits gueux de l'inalco qui polluent notre air ». Du coup, personne ne s'est douté de rien. J'ai hésité à pisser dans leurs lavabo, mais finalement non.

En cours de civi, on avait plus de place dans l'amphi. Du coup on s'est carré au fond de la salle, à même le sol, et on a pas écouté un seul mot de tout le cours d'histoire contemporaine tellement on arrêtait pas de se marrer. C'était bien drôle. Ensuite, au cours de civi ancienne, on à quand même trouvé des chaises pour s'asseoir. Moi j'ai dû aller chercher la mienne, une chaise verte fluo, et j'ai déchiré mon pantalon en me griffant contre un truc, j'avais les larmes aux yeux.

Ensuite la prof est arrivée. Elle est vraiment trop bien cette prof, non seulement ses cours sont intéressants (et ce sont bien les seuls) mais en plus elle est marrante. Par contre elle a un de ces débit de parole, c'est assez effrayant. Et elle récite tout sans même de notes pour s'aider, avec Grégoire on pense qu'elle a un magnéto caché dans ses cheveux (qui forment une très grosse touffe). Bref, à ce cours-ci elle nous a amené un gode, sisi. Elle avait beau dire que c'était « une statuette de soldat traditionnel », nous au fond tout ce qu'on voyait, c'était un gros gode. Surtout qu'elle disait:


« C'était mon rêve de pouvoir faire ça ici, du coup j'vais pouvoir me faire plaisir. Mais demain j'amène le cheval, il est plus gros ».

Le fou rire qu'on s'est tapé vindiou. Après ça, y'a Yann qui m'a téléphoné. J'me suis planqué derrière une colonne pour pouvoir parler. Après la fin du cours nous sommes parti, alors que la nuit était déjà tombée depuis longtemps... Marion nous a présenté un pote qu'elle venait de se faire, j'lui ai dit que je m'appelais Gérard et il m'a cru, le sale niais. Gnahaha. J'ai dit ciao Eloïse avec un gros calin (content le Paulu) et j'ai prit le métro avec grégoire qui stressait parce qu'il devait prendre un avion. Il partait en Italie avec son copain le soir-même.

Perso j'avais une atroce envie de pisser, et Grégoire le sale rat, juste après qu'on se soit séparés il m'envoie un texto:


« Cascade ruisselante, bouteille de cristaline, chasse d'eau qui se tire, robinet qui coule, pipi dans une bassine »

Gngngn. J'ai même envisagé de pisser contre un mur, mais j'ai quand même un peu de décence. Un tout petit peu. En plus dans le métro y'avait une fille de la fac, une grosse moche portugaise avec des grelots sur ses vêtements, qui est venu me parler. Beuh. Elle me racontait qu'elle était amoureuse d'un coréen mais qu'elle savait pas comment lui dire. « Avec un masque » ais-je failli lui conseiller, mais elle aurait été capable de me frapper.

Après j'ai pris le bus pour rentrer chez moi, j'étais tout seul cette fois. Au bout d'un moment j'ai senti une vague odeur de brûlé. J'ai scruté un peu partout autour de moi, avant de comprendre que c'était la petite racaille d'à côté qui brûlait son siège avec un briquet. Vive Paris, vive les parisiens.

Puis de retour chez moi, épuisé.



Voilà, c'est la fin du résumé de cette semaine. J'voudrais en profiter pour remercier ceux qui m'ont souhaité mon anniv' parce que ça m'a fait vachement plaisir

Par texto: Romain, Paul, Anne-ju, Line, Virginie, Céline, William, Emilie, Max, Charlotte, Fm, Robin, Kina, Arnaud, Fofie.
Et puis aussi ceux sur Facebook: Cedric, Romain, Paul, Karine, Camille, Thibaud, Lionel, Kina
Et puis Yann au tel
Et puis Eloïse et Marion à la fac.
Wala wala, je vous aime très fort, et vivement samedi prochain que je fasse mon come-back au Mans !


Tchu

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 06:31

Fac, première approche.

Fac, première approche.
Les trompettes sonnent, résonnent,
et le peuple tout entier est en liesse.
Celà pourrait être la naissance d'un prince,
cela pourrait même être le mariage du roi,
Ou encore la mort de Nicolas Sarkozy.

Eh ben non, même pas, ahaha,
C'est gollum qui refait un blog.

Bon, je préfère vous prévenir, y'a des chances qu'il crève dans trois mois parce que j'en aurais marre d'écrire dessus. Comme à chaque fois, en fait (je sais pas si vous avez remarqué). C'est mon combientième blog d'ailleurs ? Quatre ou cinquième au moins, depuis la fin de la première. Mais je sais bien que vous ne vous lasserez jamais de ma vie de merde... (ou pas) et moi je ne me lasserais jamais de la raconter !

Enfin bref, voilà, j'suis enfin rentré en fac. C'était mercredi, et je m'en souviens comme si c'était y'a trois jours. Faut avouer qu'elle était marquante cette rentrée, traumatisante presque. Il m'est arrivé tellement de trucs en trois jours que -vindiou- je me suis senti obligé de les raconter sur internet. Vous allez vite comprendre ce que je veux dire par là.


Mercredi

Tout commence tôt le matin, alors que je me levais bien en avance pour être sûr d'être à l'heure... Vu que j'habites à une heure trente de ma fac, faut que je prévoie large. Dans le métro, pour passer le temps, je m'achète « Siné Hebdo », et une vieille bourge en face me lance des regards noirs. Faut avouer que « Pendez les riches par leurs couilles en or », ça plait moyen aux gens qui votent de Villiers. Brefons.

J'arrive à la fac, je trouve assez vite ma salle. Cours d'oral, pour bien commencer la journée.

Comme son nom l'indique, un cours d'oral, c'est un cours où l'on parle devant les autres (surprenant, n'est-ce pas ?). C'est ainsi qu'au bout d'une demi-heure, je me retrouvais debout devant soixante personnes à dire « Watashi no namae wa Paul Senes desu, dozo yoroshiku onegai shimasu », ce qui se traduit en langue de Molière par « je m'appelle Paul Sénès, enchanté de vous connaître ». Bon, comme c'était à prévoir, en plein milieu j'ai oublié la suite de la phrase, ça a laissé un petit blanc. Mais je relativise, y'avait bien pire que moi. Y'en a carrément qu s'excitaient après la prof: « nan je le ferais pas, nan pas moyen, nan nan nan ». Calmos, man, on va pas te bouffer.

Après ce cours, j'avais un gros trou (dans mon emploi du temps j'entends). Je suis donc allé manger avec un gars au RU. Ce mec devait avoir au moins trente ans, il avait suivi des études, travaillé, été chômeur, puis reprenait d'autres études. Du coup je trouvais pas trop de sujets de conversations, j'allais pas parler manga/ musique/ sexe avec un type qui avait le double de mon âge... C'est là que m'est arrivé ma première mésaventure... Arrivé à la caisse du Ru, je demande « frites, nuggets de poulet. » La grosse serveuse avec son air bovin me demande « et comme désseeert ? ».

C'était soit Fruit-yaourt, soit pâtisserie-yaourt. Autant dire que le choix était plutôt limité, je répondis donc « pâtisserie ». « Kékidi ? » me demanda-t-elle avec toute la grâce dont une larve de limace est capable.


« J'ai dit pâtisserie »
« j'entends pas »
« mais pâtisserie nomdidiou »
« Awais, mais faut en prendre deux »

Elle était complètement conne. Avec pâtisserie c'était forcément yaourt de toute façon, pas besoin de préciser... Légèrement hagard, je répetais donc:

« PÂTISSERIE »
« OUAIS BAH FAUT EN PRENDRE DEUX, ALORS VOILÀ TIENS JE T'EN MET UNE D'OFFICE ET ON Y PASSE PAS L'APRES-MIDI ROLALAH »

Et là elle me met un yaourt dans le sac.

« Oh. Un yaourt, quelle surprise. »

Bref. Juste derrière nous y'avait deux gars complètement lamentables.
« On mange au RU cette aprem' ? »
« Ouais j'ai envie de roter hiarhiarhiar »
Et en voyant la caissière-stupide:
« Yurkyurk, salut chérie ! »

Les pauvres garçons. Après un rapide passage à la bibliothèque asiatique de la fac et un petit coup de fil à Rominou, je retournais en cours d'un pas joyeux. Ce cours-ci s'appelait « analyse et rédaction », et ça ne m'inspirait absolument pas confiance. En arrivant dans la salle, le prof ordonne a tous ceux qui connaissent déjà leurs kanas de partir et de ne revenir que le 16 octobre. Moi je les connais déjà, mais j'avais rien d'autre à glander alors je suis resté. Comme j'avais pas mon livre, un type à côté de moi me prête le sien, j'lui rendrais au cours suivant. Tiens, il à l'air un peu gay lui. Bref.

Si j'avais su, j'aurais sauté ce cours. Ouais, mais je pouvais pas prévoir que le prof enverrait au tableau tous ceux qui étaient situé à droite de la classe (le vicieux). C'est ainsi que, après qu'il m'ai pointé du doigt en marmonnant « vous, vous êtes volontaire », je me suis retrouvé à tracer des kanas au tableau, un peu comme au collège. Bon, au moins j'me suis pas tapé la honte (à ceci près que ma craie est tombée, mais c'est du détail). À un moment, on demande au prof s'il peut nous conseiller un dictionnaire franco-japonais à acheter


« Non, mais j'peux vous en déconseiller. »
« Ah ? Lequel ? »
« Le bleu. »
« Ouais mais c'est lequel m'sieur ? »
« J'sais pas, mais il est bleu. »

Ouais, c'est cool, merci. Àprès ce cours, j'avais encore un trou, alors j'suis allé dans un peti parc à côté, mais à peine arrivé il s'est mit à pleuvoir. Alors je suis reparti vers la fac mais dès que je suis arrivé il ne pleuvait plus. Du coup comme un gland je suis reparti, et là j'ai senti de nouveau des gouttes sur mon crâne... J'étais au tel avec Romain, ça le fesait bien marrer. Selon lui, un nuage me suivait « comme dans mario et même tu vas rapetisser ». Jean-Claude Duss est en moi.

Voilà. Ensuite y'avait le cours de lexico-sémantique (quel nom barbare), j'me suis posé à côté du gars qui m'avait prêté son bouquin. On a pas mal parlé, et bingo, il est gay. Ce qui ne l'empêche pas d'être vachement sympa, marrant, et de s'appeler Grégoire (quelle coincidence).

Puis retour chez moi. En sortant du bus, un type me fout un coup de pied dans la chaussure. J'me retourne, je le fusille du regard (et vu la taille de mes yeux, quand je fusille c'est du gros calibre. J'attends qu'il s'excuse, mais même pas, il me dit « t'as qu'a avancer plus vite ». Je soupire bruyamment, il me lance un regard menaçant. Vive la faune parisienne.



Jeudi

C'est là que tout se complique. Je me lève a 6h50 parce que mon premier cours (anglais) est à 9h. Sauf qu'un sale connard décide de se suicider en se jetant sous un métro aux heures de pointe. Du coup, j'arrive en retard en cours, mais heureusement la prof était encore plus en retard que moi. Parlons-en, de la prof, une hindoue avec un accent de merde, qui dit « tlee » au lieu « three ». Elle demande à tout le monde de se présenter vite-fait en anglais, chacun son tour. Cette fois-ci c'était pas trop stressant vu qu'on était qu'une quinzaine en cours. Eh ben même en étant si peu nombreux, la prof trouve le moyen de zapper mon tour et de passer directement à la personne d'après (qui se troyve être mon pote Grégoire). Ce n'est que dix miutes après qu'elle se rend compte que « oh, did you speak ? ». No, connasse.

À ce cours, y'a une fille qui vient de Slovaquie, pour apprendre le Tibétain en France. Je dit respect quand même. Au cours suivant, la salle était tellement bondée que j'ai été obligé de me mettre au dernier rang. La prof avait toujours pas pigé comment régler son micro (c'était pareil la veille) et en plus je connaissais déjà ce qu'elle disait, ainsi que Grégoire et une fille à ma droite. Du coup, plutôt que de tendre l'oreille pour écouter des trucs inintéressants, on a causé tous les trois.

Enfin, je parlais ouais, mais surtout je contemplais. Parce que la fille à côté c'était quelque chose... En plus d'être physiquement très intelligente, elle était super gentille, et elle avait un joli sourire. Le truc qui m'a halluciné, c'est lorsqu'elle m'a dit qu'après la licence elle voulait aller bosser dans un temple au Japon. Mais vindiou ! Une fille comme ça vivant reculée du monde, quelle perte pour la gente masculine ! Bref. Après le cours nous nous sommes séparés, et depuis je l'ai pas recroisée (ou alors si mais je l'ai pas reconnue, déjà que j'ai oublié son prénom. Ahem).

Ensuite y'avait encore analyse-exercice, mais j'ai séché parce que ça me gavait. Je traînais avec Grégoire, et là j'ai croisé Mathieu. On a pas mal parlé, je l'aime bien ce gars, il est marrant. Le suel problême c'est qu'il a brisé mon unique espoir: pioncer chez lui après les soirées étudiantes. Mais il ira pas, aux soirées étudiantes, et je vais pas m'incruster chez lui a quatre heures du mat' s'il dort. Snif.

Puis l'après-midi arriva. On avait rien à faire alors on s'est posé devant notre salle de cours où plusieurs étudiants attendaient déjà. Sur la porte, un petit panneau indiquait « Gyakusei (je suis plus sûr du mot) cherche étudiant français pour colocation, et apprentissage mutuelle de langue. » Bon, en gros c'était des japonais qui venaient en France pour apprendre le français, et en même temps ils enseignaient le japonais. Avec Grégoire on se demandait ce que voulait dire « Gyakusei ». Là, un gars un peu bizarre, on aurait dit qu'il avait quatorze ans et quelques neurones déficients, nous aborde:


« Ben j'pense c'est des étudiants japonais. Ça doit vachement aider pour progresser. Mais bon sinon y'a LE STREAMING. »
« Gné ? »
« Ouais, des animés en streaming, ça apprend des mots, mais après pas forcément pour les cours, genre... (pas compris kékidisait »
« euh, ouais, salut »

On est allé de l'autre côté du couloir, mais le con nous a suivi !

« J'me demande kékidise quand ils parlent, les japonais et les français, ça m'intrigue »
« Mais j'en sais rien moi, manga, musique... 'fin comme des gens normaux quoi »
« Ouais, j'suppose ils disent 'Viens on va en boîte demain' hein ? Ouais. Mais quand même ça, m'intrigue ».
« C'est ça ouais sûrement »
« Ohlala ça m'intrigue ça, ça m'intrigue »
« Ouais, binwais ».

Je sais pas si c'est parce qu'il a vu que Grégoire était mort de rire contre le mur, ou parce qu'il a senti la froideur de mon ton, mais en tout cas il s'est tiré loin de nous. Soulagement. Ceci-dit le vendredi, Grégoire l'a eu à coté de lui en cours, il paraît que c'est encore plus grave que ça... Il a chopé la gomme de Grégoire pour en retirer tous les copeaux, et il proposait des chips à tout le monde. Bref, un cas social de plus.

Vint alors le cours de methodologie. En gros, ce cours c'est pour apprendre à faire une dissertation et pas de fautes d'orthographe, c'est à dire parfaitement inutile. Au début, le prof nous explique qu'on a le pire ratio « élève / m² » d'europe, c'est à dire en moyenne 0,33 m² par étudiant. « Serrez les genoux pour pas dépasser » nous a-t-il dit. Ouais. Mignon le gars. Il nous a aussi filé l'adresse du site web de l'inalco (ma fac):


« Bon je vous préviens, c'est le site le plus pourri du monde universitaire français. Les webmasters sont dans un bâtiment rue de Lilles, mais il est pas raccordé à internet ».

Ouais. Ça aide pas.

Puis il nous a fait faire une dictée, en français, et le pire c'est qu'elle compte dans le contrôle continu. J'était complètement halluciné, j'avais l'impression d'être au collège. Bref, après ça Grégoire avait fini les cours, mais moi il me restait trois heures, je suis donc parti seul en quête d'une salle dont j'ignorais l'existence... Sur le chemin j'croise deux filles, et il se trouve qu'elles cherchaient la même salle que moi, j'ai donc squatté un peu avec elles. Y'en a une qui est super-jolie, Eloïse de son p'tit nom, c'est une vraie batterie de bonne humeur, et elle a à moitié un accent du sud c'est très drôle. L'autre c'est l'inverse, moche, avec un air vaguement dépressif et une voix traînante, Marion. Beuh.

Au cours d'oral (encore un, ouais. Triste), j'étais donc avec ces deux filles, et à côté de deux autres gars. Y'en a un, Arthur, qui a grave une tête de drogué et qui pue le tabac. Il a ses cheveux partout devant le visage, tu sais jamais quand il te regarde, c'est flippant. L'autre, Paul, on dirait qu'il aime frapper les gens. Mais bon moi je m'en tape, ils ont l'air de m'apprécier à peu près, et ils sont plutôt sympas. C'est cool, donc.

Après le tableau et la dictée, le découpage. Ouais, on a du faire des cartes de visites en japonais, une dizaine, et les distribuer à des gens pour se faire des amis. Agneuh, coupaing. Perso ça m'a gavé, j'en ai fait quatre, pour Eloïse, Marion, Arthur et Paul. C'est tout.

Le cours d'après à sauté, le prof est au Japon. Ça commence bien. J'suis donc parti avec les deux filles, Eloise et Marion. Au moment de dire au revoir à Eloise, j'lui ai fait la bise, elle m'a demandé « bon chez toi c'est d'abord droite ou gauche ? ». « J'sais pas, moi j'fais des câlins, mais comme ici j'essaye de m'intégrer j'en fais pas. » lui répondis-je. J'ai résisté à la tentation de faire un câlin le premier jour, j'suis un homme.

Finalement j'ai pris mon métro. Un gars d'une quarantaine d'années s'est installé devant moi, il avait une sacoche, un costard-cravate et un air vachement sèrieux. Du coup j'ai éclaté de rire lorsqu'il a sorti un babybel pour le manger. Bref bref, c'est ainsi que s'acheva ma seconde journée de cours...



Vendredi

Vendredi, enfin. J'me lève a 6h45, il fait froid, je deviens tout bleu comme un schtroumph. Bref. Le premier cours de la journée, kana et kanji, fut laborieux. Déjà j'étais avec aucun pote, en plus la prof avait une voix suraiguë que j'me suis tapé durant une heure et demie, et pour fini elle nous a distribué (sans exagérer) environ cinq-cents pages de cahiers d'exercices et de polycopiés. J'en avais les larmes aux yeux. Après, vu que j'avais cinq heures de trou je suis allé manger chez ma soeur...

De retour à la fac, en amphi cette fois-ci pour le cours de structure avec « Mr Vieillard-Baron ». En gros, il a passé une heure et demie à nous faire de la pub pour des dico écrits par ses collègues. Ensuite il nous a appris que le japonais était une « langue agglutinante », j'étais ravi de le savoir vous pouvez pas imaginer. Agglutinante. Ma vie en fut bouleversée. J'étais avec Grégoire et Eloïse durant ce cour, et on avait tous plus ou moins envie de dormir.

Mais c'est surtout après que ça s'est compliqué. On a rejoint un autre amphi où devait se dérouler le cours de civi contemporaine. Sauf que le prof était absent, au Japon lui aussi (ils ont eu trois mois de vancances et ils se barrent à la rentrée, les cons). Avec Grégoire, Eloïse, et Marion, on s'est foutu sur le côté de l'amphi, tout en haut. C'est là qu'une fille au cheveux bleus à débarqué... Une moche, avec une gueule de lesbienne.

Grégoire m'en avait déjà parlé la veille:

« Ouais j'étais en train de regarder un truc sur le panneau d'affichage, la y'a une fille qui me tape sur l'épaule, j'me retourne et elle me dit: 'je suis un caméléééon ». Après elle m'a dit qu'elle était photographe, et elle voulait que je pose pour elle un soir... Y'a vraiment des cas sociaux. »

Ben là, en l'occurence le cas social s'est assis à côté de lui et à pas arrêté de lui causer pendant une heure et demie. À un moment, ils allaient tous les deux s'acheter un truc à bouffer, Grégoire me demande si je veut quelque chose, j'répond que je viens aussi. Alors qu'on traversait la cour d'un pas gay (sans faute d'orthographe), Grégoire se demanda à haute voix pourquoi y'a de la moquette en plein milieu de la cour. La, l'autre tarée aux cheveux bleus répond: « mais c'est pour pas glisser connard ! ». On se regarde, on se retient de se marrer.

Dans le couloir, l'autre commence à s'exciter après les lolitas françaises qui copient la mode japonaise « ouais, c'est que des adolescentes boutonneux avec des lunettes trop moches ! ». Là Grégoire s'arrête et lui dit:


« Eh, tourne à gauche, ouais comme ça. Tu vois le miroir ? Non pour rien... »

J'étais mort de rire. On arrive devant le distributeur et on s'apprête à prendre un truc à bouffer, là la fille nous emmène vers un autre distributeur soi-disant meilleur avec des pâtisseries dedans. Ça avait l'air bien dégueulasse, du coup on est retourné à l'autre distributeur. Sur tout le chemin, la grosse lesbienne arrêtait pas de nous dire sans même reprendre sa respiration:

« Mais tout à l'heure y'avait des fondants au chocolat ! J'vous jure, mais j'vous jure c'est vrai. Si j'vous jure ! »
« Mais on te croit... »
« Mais j'vous jure hein y'avait des fondants Promis, promis, j'vous jure »
« Ouais, ben y'en a plus »
« Mais j'vous... »
« Ouais. »

De mon côté, j'introduisais une pièce de 2¤ dans la machine pour avoir des madeleines... Les madeleines tomben, et ma monnaie aussi. À peine je me penchais pour récupérer ma monnaie que la fille commence à me gueuler dessus:

« Mais prend tes madeleines toi là ! Mais qu'il est con ce gars ! »
« Mais je ramasse ma monnaie bordel ! Putain je l'aime bien c'te fille.. »
« Eh oh ducon ça va pas le faire ! »

Après ça, et une fois qu'il eu finit de rire, Grégoire lui demanda « et toi tu veux quoi ? » (vu que c'est lui qui payait). Elle a passer dix minutes à dire « j'saaaais paaas », et finalement elle m'a regardé et m'a demandé une madeleine. J'lui ai donné sinon elle m'aurait frappé. Du racket, comme j'vous l'dis. Histoire d'alléger l'atmosphère j'ai sorti:

« Bon vu qu'elle m'en a taxé une, je te rembourserais que 80cts,et elle t'en remboursera 20, ok ? »
« Quoi mais qu'est ce qu'il dit lui ! Nan mais ça va pas ! »
« Ouais bon. J'retourne à l'amphi hein, à toute »

Et je suis reparti vaguement remonté contre la race humaine. En passant j'ai croisé Arthur et Paul, j'ai parlé vite-fait avec eux, et j'suis retourné avec Eloise. Grégoire et la cinglée sont revenus peu après, elle arrêtait pas de me lancer des vieux regards noirs. Calmos, c'est pas ma faute si t'es moche. Un peu plus tard Grégoire m'a confié qu'elle avait un rail de coke planqué dans son t-shirt... Tout s'explique. Puis la prof de civi ancienne est arrivée... Elle s'est présentée:

« Bon. J'suis pas sadique mais très sévère, j'ai des exigences, et j'vous les ai écrite sur papier. Y'a des dates, vous les apprenez, j'fais un cours vous l'apprenez. C'est tout. J'vous ai dit j'suis sévère. Awais, et si vous avez des questions je répondrais, mais pas à toutes, donc pas la peine de me demander le procédé de fabrication du roquefort, pigé ? »

Bon, au premier abord j'me suis dit que je la détesterais. Mais finalement elle est tellement intéressante (et marrante) que c'est devenu ma prof préférée... Après le cours, à 20h30, on est sorti tous les quatre avec Grégoire (qui avait réussi à se débarasser de la psychosée), Eloise et Marion. En déposant Eloise à la gare RER, j'lui ai fait un calin (elle est trop mignonne aussi). Mais attention hein, pas le même genre de calin que j'vous fais à vous, pas dès le premier soir (j'veux pas passer pour un mec facile). Là c'était plutôt une accolade amicale. L'autre Marion a côté à dit « Ah bah il l'a fait finalement son câlin. » Et wais.

D'ailleurs elle me fait grave penser à Manou cette fille. Petite, maigre, plate, pas drôle inintéressante, dépressive. Marion, Manou. Même combat. Puis direction le métro... Là-bas, devinez qui est-ce qu'on croise: OUAIS la moche aux cheveux bleus et tous ses potes (dont au moins une autre lesbienne, j'en suis certain). Y'a qu'une seule de ses amies que je peux blairer, une petite japonaise avec les cheveux teint et des fringues trop jolies, elle est vraiment mignonne (au sens propre du terme, adorable quoi, t'as envie de lui faire des papouilles).

Heureusement je me suis cassé deux arrêts après avec Marion qui prenait le même chemin. Elle me racontait qu'un ami à elle et son père avait prit des champignons hallucinogènes dans du yaourt. Ouais bah c'est cool écoute. Moi aussi j'aime les loutres.

Et retour chez moi. Ouf.






# Posté le samedi 04 octobre 2008 11:47