Plop
,Bon bon, arrêtez de vous plaindre... Je sais que j'ai été long pour poster cet article, mais en même temps ça me broutais les noix de l'écrire. Y'a tellement de choses à raconter, j'me sentais pas le courage. Heureusement que je suis un surhomme. Cet article, exceptionellement, ne sera pas dédié à ma semaine de cours, mais au weekend dernier que j'ai passé au Mans. Faut avouer qu'il était...euh...spécial, ce weekend. Riche en rebondissements, pas forcément les bienvenus.
Samedi. Il est six heures lorsque mon réveil sonne, je l'éteins d'un coup de poing. J'avais presque pas dormi cette nuit là, comme si me priver de sommeil allait me faire arriver plus vite au Mans. J'me lève, je déjeune, je me lave, tout le monde s'en tape... J'arrive à la gare quelques temps plus tard, largement en avance. Je lis un magazine à la librairie pour faire passer le temps en attendant que mon train arrive. Une vingtaine de minutes plus tard, j'embarque dans le train et m'installe à ma place, juste à côté d'une femme et de son gamin insupportable. Le train démarre, le gamin me balance ses voitures en plastique à la gueule.
Presque arrivé, je décide d'aller pisser dans les chiottes du train. Je verrouille la porte, je dégaine la bête et m'apprête à faire feu lorsque mon téléphone sonne... Romain. C'est quand même dingue, on a le chic pour s'appeler lorsque l'autre est aux toilettes. Je décroche en maintenant mon cerbère avec une seule main (c'est dur, vu sa taille), tandis que le train tangue dangereusement, exigeant de ma part des efforts surhumains pour viser le trou des chiottes.
« - Allôôô ?
- Ouais c'est Romain, pour dire qu'en fait j'dois promener le clébard et j'pourrais pas venir à la gare. D'ailleurs Paul sera pas là non plus, il vient de se lever »
Je vois, tout le monde me lâche, tant pis. Une fois arrivé à la gare du Mans, je décide de remonter à pied jusqu'à République, parce que ça me gonflait de prendre le tramway. Quand même, il fait froid dans c'te bourgade. En passant devant le crédit mutuel, j'envisage d'aller retirer de la thune, mais j'me tâte. Est-ce que j'y vais maintenant ? Ou bien plus tard ? Au moment où je décide d'entrer dans la banque, un type en sort en titubant, une canette de bière à la main. Il s'approche de moi en beuglant, si près que je peux sentir son haleine d'outre à vinasse:
« - T'es d'accord avec moi toi un hein ?!
- Euh, ouais, toujours.
- Faut investir dans les banques !
- J'en doute pas »
Le type se retourne en fixant la banque, et s'écrie
« - Crédit mut-mut ! Pfrlllt ! »
Puis il continue son chemin, en agressant une femme (« toi aussi, t'es d'accord avec moi ! ») et un papy (« est-ce qu'ils vendent de l'héroine à la pharmacie ? » Ce à quoi le papy répondit « vous feriez mieux de faire une bonne sieste »). Moi, ça me faisait vachement rire, pendant que je terminais de remonter la rue. Après quoi j'suis allé au monoprix acheter deux cocas blacks, puis me suis acheté un ticket de trawmay. Direction l'université, direction chez Romain. Une fois arrivé là-bas, je salue d'un câlin mon aimé compagnon, ainsi que son sale clébard, et finalement sa mère. J'monte dans sa chambre, je vais sur ogame (très important) et on fait leur fête à nos coca-blacks.
Quelques temps plus tard, on décide d'aller en ville. Une fois arrivé à République, vu qu'on a vachement de temps devant nous, on va à la gaufrerie pour s'acheter des paninis au chocolat. On attend trèèès longtemps, mais le résultat est à la hauteur de nos espérances. Délicieux panini. En sortant de la gaufrerie, on croise Chool, j'suis content parce que je l'ai pas vu depuis longtemps. J'lui fait un calin et on l'accompagne à la banque pour qu'elle retire sa carte bleue. Puis les autres arrivent, Virginie, Emilie, Paul, Burno, Max et sa basse, Yann et bambi.
Les autres ont faim, perso le panini m'a un peu calé, mais j'les suis quand même à Macdo. On mange dehors, en plein milieu de la place de la rep, comme au bon vieux temps. Après quoi je vais m'acheter de nouveau un coca black (on est accro ou on l'est pas), puis on se dirige vers le lycée pour la remise des diplômes. J'm'attendais à un truc plus officiel, plus organisé. En fait c'était un peu comme aller acheter son poulet sur le marché. Tu hurles, tu frappes, tu arrache ton diplôme, et tu repars en le tenant bien fort contre toi pour pas qu'on te le vole. J'ai revu plusieurs profs du coup, surtout monsieur Ordonnaud (L). Ensuite on a aussi vu Mr Gerbouin, qui nous a dit qu'on était changé, et qu'on était plus matures (nous dire ça à Virginie et moi, c'est quand même très très fort).
Après une brève visite du nouveau CDI, qui pour être sublime n'en sent pas moins le chacal, c'est de nouveau direction chez Romain... Une fois arrivé sur place, j'm'e rappelle d'un truc:
« Bordel de Dieu ! Le cadeau pour tes parents ! »
Du coup, après avoir dit à ses parents qu'on allait acheter des bombes chez « King-Kong », nous sommes allé à Auchan. Max était avec nous. J'ai acheté les chocolats, puis on est re-reparti chez Rominou... Une fois sur place, y'a aussi Paul qui nous a rejoint. On est allé sur ogame (sisi), puis on a prit une douche et on s'est changé... Cette idée de s'habiller classe, c'est quand même de la grosse connerie. Surtout quand on a pas de fringues classes. Comme on avait encore un peu de temps devant nous on a sorti le jokari de Romain et on a joué comme des glands dans la rue. Mon niveau à ce jeu est, je dois l'avouer, plutôt lamentable.
Puis, direction chez Emilie. On est arrivé presque une heure à la bourre, parce que Romain sait pas lire un GPS. Alors qu'on arrivait aux abords du moulin de Crampaux, survint le premier drame du weekend... (tatatataaaam). J'avais dit à mes parents que j'montais avec les parents de Romain, parce qu'ils m'auraient pas laissé monter avec quelqu'un qui avait le permis que depuis une semaine. Sauf que, je ne sais comment, ils ont appris que je les avait enroulé, et ils m'ont appelé pour m'engueuler. En gros ils m'ont dit que soit j'allais chez un psy pour mythomanie, soit le MacDo du Mans ne serait bientôt plus qu'un lointain souvenir. J'étais très énervé, j'ai tapé comme une brute dans la porte du studio où la soirée avait lieu... Romain m'est passé devant pour ouvrir.
Il fait sombre. Puis tout d'un coup la lumière emplie la pièce, et toute la bande de cons sort de derrière le canapé en beuglant joyeux anniversaire. J'imagine que j'avais un grand sourire niais sur le visage, parce que j'étais super-méga content, en plus d'être très surpris. Après j'ai dit bonjour à tout le monde, y'en avait que j'avais pas vu depuis très longtemps, j'étais super heureux. Emilie m'a annoncé que mes parents avait appelé chez elle pour prévenir de pas boire de jus d'orange parce que y'avait du mazout dedans. Mon Dieu mais... mon Dieu les pauvres tarés. Du coup comme j'étais en rogne je leur ai envoyé un délicat texto « Ahah j'vais boire plein de jus d'orange avec l'espoir d'en crever, tout plutôt que de rentrer chez vous ».
Bref, par la suite on a préparé la surprise pour Virginie. Emilie l'a emmenée avec elle en prétextant je sais plus trop quoi, histoire de l'éloigner pendant qu'on installait la banderole et tout. Ensuite même topo, lumières éteintes, on chante tous joyeux anniversaire Virginie, elle semble émue. Ensuite j'ai un peu de mal à me souvenir ce qu'il s'est passé, donc je vais raconter les flashs qui me reviennent dans le désordre.
Y'a eu le repas, et surtout y'a eu les cadeaux. Franchement je ne m'attendais pas à recevoir quoi que ce soit, vu que j'étais persuadé que c'était la soirée de Virginie. Et pourtant ! J'ai eu une superbe pédale de disto (orange même), et un porte-clé. Les cartes étaient vachement sympa aussi, bien que l'une d'elle semblait douter de mon pouvoir de séduction. Bref. Virginie elle, elle à eu une balance, des chaussures, une horloge... Et même qu'elle pleurait après. C'était trop mignon. Après cela, et devant l'insistance de Maxime, on a branché ma pédale sur l'ampli pour que je joue comme une grosse brute. J'ai bien kiffé, et Max aussi vu qu'il a joué juste derrière.
Après on a mit la musique. J'ai dansé un peu, j'suis allé fumer dehors, et j'ai bu aussi. Peu être un peu trop. J'me souviens de l'absinthe qu'on a voulu se boire cul-sec avec Max. C'était tellement immonde que j'ai tout recraché sur le carrelage. J'me souviens que j'ai enchaîné avec la vodka juste derrière. J'ai aussi le vague souvenir d'avoir couru partout en étant bourré (comme d'hab), et il paraît que j'ai beaucoup fait rire une amie de Virginie (Marie j'crois). Au bout d'un moment, après être allé dansé quelques minutes en titubant, j'ai décidé d'aller appeler des potes de fac. J'ai appelé Grégoire en premier mais j'suis tombé sur son répondeur et j'ai laissé un message. Il m'a apprit cette semaine qu'il était en train de nicker pendant que son téléphone disait le message, et que son copain a demandé « mais c'est qui le con qui appelle à cette heure-ci ?! ». Ensuite j'ai appelé Aurianne qui était en boîte, et Eloïse.
J'aurais bien aimé appeler Marion aussi, sauf que voilà. Alors que je me dirigeais gaiement vers la porte pour retourner danser, William derrière moi, j'ai commencé à me sentir vaguement mal. « Tu veux qu'on aille aux toilettes ? » me demanda William. Oui, répondis-je juste avant de gerber sur la piste de danse. J'suis ensuite allé au toilette, j'ai re-gerbé, puis suis allé m'allonger sur un matelas parce que j'me sentais toujours aussi mal. Y'avait plusieurs personnes avec moi, Yann, Romain, Max. À un moment j'ai gerbé sur la moquette, plein de remords parce que j'savais que fallait y faire gaffe, à la moquette. Max m'a amené un sac des galeries Lafayette en me disant « quand j'reviens je veux qu'il soit rempli ». Bon, je l'ai pas rempli, mais j'lui ai quand même bien fait sa fête, au sac des 3J. Je sais que je pleurais aussi, mais j'sais pas pourquoi. Enfin bref, on va pas s'attarder là-dessus, hein.
Après j'me suis évanoui. Certains auraient sans doute appelé ça « s'endormir » mais c'était vachement plus brutal. Quand j'me suis réveillé le matin, j'ai entendu des ronflements atroces. Du genre pelleteuse avec un moteur diésel. Je sais pas qui c'était, mais à un moment j'ai sifflé et ça s'est arrêté. Bon, c'est reparti dix minutes après... C'était soit Quentin soit Jeremy de toute façon, j'en suis sûr. Les vermines. Après discussions et autres petits-déjeuners, nous sommes allé sur le terrain de basket pour les jeux mongolympiques. J'étais en équipe avec Virginie, on faisait les siamois mongoliens. Inutile de préciser qu'on a pas touché une balle, mais on est quand même arrivé seconds à la course de mongoliens.
Puis, le second drame. Mon père qui m'appelle. Soit disant ma mère a fait un malaise la veille. Soit je rentre l'après-midi soit ils appellent les flics pour qu'ils viennent me chercher. LOL quoi. J'leur dit que je les hais, il dit lui aussi. Je raccroche, je balance mon téléphone par terre, puis je vais avec les autres. D'ailleurs c'était assez stressant, parce que tout le monde me regardait mais personne disait rien (ou « comment pourrir l'ambiance »). Virginie m'a fait un gros calin, ça m'a fait plaisir. Après je suis retourné sur mes pas pour ramasser mon téléphone, mais Arnaud était déjà allé le chercher entre temps, du coup j'avais l'air un peu con à chercher un téléphone inexistant. J'ai rappelé, j'me suis excusé, on va pas en parler trois pages...
Y'a plein de gens qui sont partis, ensuite. Y'en a que j'allais pas revoir avant longtemps, du coup j'étais triste pendant que j'leur faisait des calins d'adieux. On a aidé un peu à ranger, on a mangé, toussa, on a discuté, on a joué de la guitare, on a fumé... Puis à un moment, il a bien fallu dire au revoir... Emilie, je la revoyais le lendemain donc j'étais moins triste, mais y'en a d'autres, genre Karine, que j'allais pas revoir de si tôt. J'ai embarqué avec Yann, Virginie et Max, Romain au volant. Karine voulait faire la course avec Romain, mais ce dernier est parti précipitemment, histoire d'être sûr de gagner, si bien que Karine a pas pu suivre vu qu'elle devait d'abord voir un truc avec Emilie. On était crevé, Max dormait à moitié, moi j'disais rien. On a d'abord déposé Yann, puis on a raccompagné Virginie chez elle.
Comme on avait un peu de temps devant nous, on est allé dans le parc près de chez elle. Y'avait des gamins qui arrêtaient pas de paumer leur ballon. À chaque fois, quand j'leur renvoyais, j'essayais d'en dégommer un. Sales mômes. On a parlé, on a fait de la balançoire... Y'a Fabien qui est venu récupérer son blouson, puis de nouveaux des au revoirs. Gros calin. On a redéposé Max, puis on est parti vers chez Romain. On devait aller chez François, à l'origine, mais on était trop morts donc on est rentré direct. Alors que j'expliquai ma situation d'exil politique aux parents de Romain, sa mère me proposait plein d'excuses bidons pour essayer de le sortir de là. C'était sympa, mais hélas voué à l'échec.
« Ou alors je les appelle, je dis qu'en fait on vous suivait mais que vous étiez pas au courant. Ou même qu'en fait on était dans la voiture mais cachés, ou alors que... »
On est ensuite allé glander sur internet, échafaudant des plans pour la soirée...
On devait réaliser un petit film, dont nous étions bien entendu les héros. Le tournage était prévu pour après le repas. Le dîner consistait en une délicieuse pizza concotée par la mère de Romain, des ananas et de la glace, c'était super bon (même si après, j'avai du mal à faire un pas devant l'autre). Même que les parents de Romain, pour mon anniv' / Halloween m'avaient acheté deux personnages en chocolat/ pâte d'amande, c'tait vachement sympa de leur part. Une fois de retour dans la chambre de Romain, alors qu'on s'apprêtait à tourner le film, on se souvint d'un truc...
« Y'avait pas de l'anglais à traduire pour la roukmoute ? »
Ah oui. Merde. Trois pages et demie d'anglais à traduire. On l'appelle et on lui traduit sa merde au téléphone, en plus on captait rien au texte. Virginie au téléphone c'était un peu comme un zombie, elle ne montrait aucun signe de vie, et même elle a trouvé le moyen de nous engueuler (« Ah si ça avait été fait plus tôt... » ou « mais ça veut rien dire »). Du coup a 23h30 quand on avait terminé, ben on avait un peu la flemme de faire autre chose... On a donc tourné le tout début du film.
Juste le temps de laisser tomber accidentellement le hamster du haut d'une étagère, puis on en a eu marre. On a regardé dix minutes de scary movie, puis on s'est endormi comme des masses sans même se dire bonne nuit.
Le lendemain matin, la fac. C'était bien chiant, j'ai dessiné pendant les trois heures des caricatures de gens. Le midi on est allé manger au RU, et j'ai réussi à passer avec trois repas sans en payer aucun, j'étais plutôt fier de moi. Après quoi on a accompagné Max chercher du tabac, puis j'ai dit au revoir à Paul, Emilie, et Margaux parce que j'allais pas les revoir. Je hais les adieux. Sur le chemin de l'amphi on avait lieu le cours de droit je-sais-plus-quoi, j'ai fumé un peu à la pipe de Max. Putain, j'avais la tête qui tournait après ça. J'suis parti en plein milieu du cours avec Max et Romain qui me raccompagnaient à la gare. François leur a envoyé un texto « ahaha vous aller être nické pour le TD ». Romain lui a demandé de prendre les feuilles, mais François à pas voulu, et a commencé à se lancer dans une longue séance de moralisation, on aurait dit Dieu qui s'adressait à de pauvres mortels insouciants... Bref.
Dans le trawmay, j'ai commencé à me sentir mal. Y'avait des tas de parfums dégueulasses, et les deux mongoliens qui arrêtaient pas de parler de bouffe. Une fois devant la gare, j'ai commencé à emettre l'hypothèse d'aller me faire vomir aux chiottes... J'ai pas eu le temps. J'ai gerbé deux énormes quiches sur les murs de la gare, alors que Max et Romain éclataient d'un rire peu charitable. Bordel, mes godasses. Pour le coup j'me sentais beaucoup mieux, Romain a prit plusieurs photos de mon vomi qui, il faut l'avouer, battait tous les records. Puis on s'est tapé plusieurs fous rires tandis que des gens glissaient dessus comme des merdes (y'en a même un qui s'est rattrapé avec les mains gnahahaha)
On a mangé un morceau, puis j'ai prit le train
J'appréhendais un peu le retour chez moi
(Photo à venir)
